CreativeFab 2015-2016

1 Septembre 2015 - 31 Mars 2016
CreativeFab 2015-2016
CreativeFab 2016 - La Cambre Design textile et Design du livre et du papier

Workshop avec une dizaine d'étudiants de La Cambre, section Design textile et Design du livre et du papier au FabLab.iMAL les 15, 16, 29 février et le 1 mars 2016. A l’aide des imprimantes 3D, la découpeuse laser et la fraiseuse numérique les étudiants ont pu réaliser des projets tels que: reliure de cahier en 3D sans fil ni colle, l’écriture comme motif sur textile et un livret d’opéra qui se transforme en jumelles. Anne Masson a pris en charge le rôle d'enseignant coordinateur, interface entre l'équipe du FabLab et les participants.

J'avais en amont de ce workshop développé un système de reliure réalisable par impression 3D, sans fil ni colle, pour un cahier simple. Je cherchais désormais à développer un système permettant de relier plusieurs de ces cahiers ensemble.

Je me suis d'abord intéressée aux filaments  PLA souples pour améliorer l'articulation et l'ouverture de mes reliures. J'aurai aimé pouvoir réimprimer sur les dos des cahiers une couche de PLA souple faisant la jonction entre chacun. L'idée était de rajouter une pause dans le GCode juste au point de départ de l'impression, après le tour de "chauffe" (skirt), de placer les cahiers  à ce moment là et d'adapter à hauteur du plateau manuellement. C'était délicat mais pas impossible. Néanmoins rien ne tenait vraiment.

Après d'autres tests, j'ai conclu qu'on ne pouvait pas fondre en un ensemble consistant et cohérent le PLA souple et le PLA rigide, alors que le PLA rigige se refond très bien sur lui-même.

L'autre idée était un système de glissière permettant une reliure modulaire. L'exemple est ici réalisé entièrement en PLA rigide, pour des raisons de définition (en effet le PLA souple fonctionne assez mal avec le système d'entrainement de l'Ultimaker 2 Go). Il faudra par la suite continuer de réduire les dimensions des éléments de reliure, pour qu'il soit plus en proportion avec la quantité de papier.

Dans le cadre de mon cursus en design textile, je m’intéresse au motif comme écriture, à la fois répétée et unique. Je m’interroge sur la participation graphique de l’objet dans le résultat imprimé et leur dialogue.

L’expérimentation ultérieure de différentes techniques de gravure m’a donné envie d’élaborer un mode opératoire d’impression personnel et ludique, dans lequel le geste est déterminant et les possibles décuplés (supports, surimpression, raccords).

En m’inspirant de processus d’impression traditionnels du papier peint, j’ai profité du workshop pour confectionner une planche à imprimer en latex gravé. Avec l’idée de mettre au raccord un dessin d’empreintes obtenues elles de manière spontanée et aléatoire.

Après avoir gravé différents échantillons de matières à la fois souples, résistantes et imperméables, qui se prêteraient au tampon, et réalisé des tests imprimés correspondants, la matrice définitive est réalisée dans du caoutchouc naturel. Une planche de plexiglas souple est ensuite découpée au laser pour l’accueillir, et dans la continuité de sa forme est né un geste à imprimer et les possibilités de raccords nouveaux.

Dans le cadre du workshop de la cambre chez Fablab j’ai eu l’occasion de travailler avec la découpe laser. Mon projet initial était de produire un livret d’opéra qui se transforme durant la présentation en jumelles. J'ai décidé de travailler uniquement avec du carton lors de mon projet.

J'ai réfléchi dans un premier temps à la forme de mon livre-jumeller. J'ai pris la direction d’utiliser le livre comme véritable structure des lunettes. Le livre porté ouvert au niveau du front était la manière peut-être la plus simple d’y intégrer des jumelles.

Dans mon travail je me suis confronté à deux problèmes.

J’utilisai pour la première fois la découpe laser et lors des premières  découper dans le carton mes réglages fessait qu’il ressortait de la découpe très noircie et auréolée avec au dos de taches noirâtres. Baisser la vitesse de découpe et passer plusieurs fois au même endroit aurait été une solution. J'ai opté de mon coter pour  un carton noir dans la masse pour une question esthétique et pratique (les marques de brulures se voyant nettement moins) 

Je devais aussi réfléchir à la fois aux jumelles mais également à la construction du livre ce qui fut la deuxième difficulté. Je n'ai pas encore abouti le livre mais les recherche on aboutit à une carte qui ce pli et devient une longue vue.

Le projet à changer lors de sa création et je me suis plutôt dirigé vers un objet commercial qui pourrait être utilisé dans un zoo.

Le motif gravé me permet de souder plusieurs couches de textiles entre elles.

La chaleur du rayon laser fait fondre un peu la matière synthétique des tissus choisis, en même temps qu’il grave le motif.

Les lignes verticales s’interrompent au niveau des croix qui fonctionnent à la fois comme un motif mais symbolisent aussi l’accroche, le lien, le nœud tout en servant de point d’attache permettant de fixer les longs flottés, sans quoi ils ne pourraient rester organisés en ligne. La découpe laser s’interrompt pour faire apparaître ces croix et provoque ainsi un léger ralentissement du laser qui se stoppe pour redémarrer sur la ligne suivante. Ce lapse de temps, à peine plus long que pour le reste de la surface, permet de faire fondre un peu plus la matière et donc de fixer les différentes couches ensemble, en particulier au niveau des points de rupture du motif.

Cela crée au passage un effet de matière intéressant : les différentes couches de tissus sont plus ou moins bien soudées ensemble.

Je peux ainsi créer n’importe quelle composition graphique avec mes différentes couches de tissu : les agençant comme je veux et leur donnant la forme que je veux. Une fois les couches empilées, disposées comme souhaité, je place simplement ma « composition » dans la découpeuse laser et lance le motif. La gravure se fait par endroits, comme un placement pour venir fixer les différentes couches ensemble. Le motif sert donc finalement de « pince » pour assembler les couches.

Le résultat est un matériau composite qui joue très bien avec la lumière dans des jeux de transparences.

Le sirographe est un outil assez curieux : à partir d'un système d'engrenages, des formes géométriques et circulaires se dessinent. 

A partir de cette curiosité qui m'a toujours attirée et plue, j'ai débuté un travail sur le processus de formation de ces formes à partir du spirographe en commencant un travail via le dessin et la construction de la forme.